
Georges Clemenceau : biographie, attentat et surnom
On connaît Georges Clemenceau pour son regard perçant et son verbe incisif, mais l’homme derrière le surnom « Le Tigre » cache bien des surprises. Médecin, maire du 18e arrondissement de Paris, président du Conseil à deux reprises, il a survécu à un attentat le 19 février 1919 et repose debout dans le cimetière familial de Mouchamps, de ses combats politiques à sa mort, plongeons dans le destin hors norme de celui que l’on appelle aussi « Père la Victoire ».
Naissance : 28 septembre 1841 · Décès : 24 novembre 1929 · Fonction principale : Président du Conseil (Premier ministre) · Surnom : Le Tigre · Attentat : 19 février 1919 · Enterrement : Debout (volonté familiale)
Aperçu rapide
- Né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds (Académie française)
- A survécu à un attentat le 19 février 1919 (Centre des monuments nationaux)
- Enterré debout à Mouchamps (Centre des monuments nationaux)
- Le mobile précis de l’attentat d’Émile Cottin (anarchiste isolé ou action politique plus large) (Assemblée nationale – archives)
- Certaines anecdotes personnelles sont difficiles à vérifier (Assemblée nationale – archives)
- : naissance (Académie française)
- : attentat et traité de Versailles (Centre des monuments nationaux)
- : décès (Académie française)
Huit données clés résument la vie de Clemenceau, de sa naissance à son héritage politique.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Date de naissance | 28 septembre 1841 |
| Lieu de naissance | Mouilleron-en-Pareds (Vendée) |
| Date de décès | 24 novembre 1929 |
| Lieu de décès | Paris |
| Profession | Médecin, homme politique |
| Mandats principaux | Président du Conseil (1906-1909, 1917-1920) |
| Parti politique | Radical-socialiste |
| Surnom | Le Tigre |
Pourquoi Georges Clemenceau est‑il connu ?
Son rôle dans la Première Guerre mondiale
- Président du Conseil à partir de novembre 1917, il insuffle une énergie nouvelle à l’effort de guerre (Gouvernement français).
- Il visite les tranchées, réorganise le commandement et refuse toute négociation avec l’ennemi.
- Ce leadership lui vaut le surnom de « Père la Victoire » (Sénat).
Le surnom « Le Tigre »
- Attribué pour ses « coups de griffe » en politique, selon le site Chemins de mémoire (ministère des Armées).
- Son opposition féroce aux gouvernements successifs lui vaut aussi le surnom de « tombeur de ministères » (Sénat).
- Les brigades de police mobile créées sous son autorité sont entrées dans le langage courant sous le nom de « brigades du Tigre » (Département de la Vendée).
Les citations célèbres
- « La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires. » – discours à la tribune, 1917.
- « L’Allemagne paiera tout. » – lors des négociations du traité de Versailles.
Le Tigre n’est pas seulement un surnom ; il incarne une méthode politique faite de combativité et de défiance envers les appareils. Cette attitude a façonné la IIIe République et marqué l’imaginaire collectif français.
L’implication : Clemenceau a construit sa notoriété sur une opposition systématique, avant de devenir le chef de guerre que la France attendait.
Qui a tiré sur Georges Clemenceau ?
L’attentat du 19 février 1919
- Alors qu’il se rend à son ministère, rue Franklin à Paris, Clemenceau est visé par plusieurs coups de feu (Centre des monuments nationaux).
- Une balle l’atteint à l’épaule, mais il survit.
Émile Cottin, l’auteur
- L’agresseur est Émile Cottin, un jeune anarchiste âgé de 22 ans.
- Selon les archives judiciaires, Cottin agirait seul, mais son mobile exact reste discuté (Assemblée nationale – archives).
Les conséquences
- Clemenceau se remet rapidement et reprend ses fonctions.
- Cottin est condamné à mort, puis gracié par le président Raymond Poincaré (Wikipédia).
- L’attentat renforce la popularité de Clemenceau, perçu comme un homme indestructible.
Alors que Clemenceau vient de remporter la guerre, un jeune anarchiste tente de l’abattre. L’attentat révèle les tensions sociales qui traversent la France de 1919, entre patriotisme et contestation révolutionnaire.
Ce qui ressort : Clemenceau a transformé un attentat manqué en symbole de résistance, renforçant son image de « Tigre » indomptable.
Est‑ce que Georges Clemenceau a été président de la République ?
Premier ministre, pas président
- Non, Clemenceau n’a jamais été président de la République. Il a été président du Conseil (Premier ministre) à deux reprises (Sénat).
- En 1920, il se porte candidat à la présidence de la République mais retire sa candidature après avoir été devancé par Paul Deschanel.
Les deux mandats de président du Conseil
- Premier mandat : 1906‑1909. Il mène une politique de réformes sociales et de séparation des Églises et de l’État.
- Second mandat : 1917‑1920. Il dirige le pays pendant la fin de la Grande Guerre et signe le traité de Versailles (Larousse).
Le constat : Clemenceau a exercé le pouvoir exécutif sans jamais occuper la fonction suprême. Son influence dépasse largement les titres officiels.
Pourquoi Clemenceau est‑il enterré debout ?
La volonté familiale
- Clemenceau est enterré dans le cimetière familial du Colombier à Mouchamps, en Vendée (Département de la Vendée).
- La disposition « debout » est due à une tradition locale vendéenne et à la volonté de sa famille de le placer face à ses racines.
La tombe à Mouchamps
- Le corps repose dans un caveau de pierre, orienté verticalement.
- Une simple croix et une plaque rappellent son nom et ses dates.
- Cette sépulture originale attire chaque année de nombreux visiteurs.
L’enterrement debout n’est pas un acte politique mais un choix familial ancré dans les rites funéraires de la Vendée. Il illustre l’attachement de Clemenceau à sa terre natale.
Le sens : même après sa mort, Clemenceau reste debout, image fidèle de son caractère inflexible.
Quelles sont les principales étapes de la vie de Georges Clemenceau ?
Jeunesse et études de médecine
- Né le 28 septembre 1841 à Mouilleron‑en‑Pareds (Académie française).
- Étudie la médecine à Nantes puis à Paris.
- Il devient médecin, mais la politique l’attire rapidement.
Carrière politique et l’affaire Dreyfus
- Maire du 18e arrondissement de Paris en 1870 (Herodote.net).
- Député de la Seine puis du Var (Sénat).
- Engagé en faveur d’Alfred Dreyfus, il publie des articles et soutient Émile Zola (Wikipédia).
- Élu sénateur du Var en 1902 (Académie française).
Dernières années et mort
- Après 1920, il se retire de la vie politique active.
- Voyage et consacre son temps à l’écriture (Encyclopædia Britannica).
- Décède le 24 novembre 1929 dans son appartement du 8 rue Benjamin Franklin, à Paris.
La trajectoire : d’un étudiant en médecine à un chef d’État, Clemenceau a traversé les crises de la IIIe République avec une constance rare.
Chronologie de la vie de Georges Clemenceau
- 28 septembre 1841 – Naissance à Mouilleron‑en‑Pareds. (Académie française)
- 1870 – Nommé maire du 18e arrondissement de Paris. (Herodote.net)
- 1902 – Élu sénateur du Var. (Académie française)
- 1906‑1909 – Premier mandat de président du Conseil. (Wikipédia)
- 1917‑1920 – Second mandat pendant la Grande Guerre. (Sénat)
- 19 février 1919 – Attentat par Émile Cottin. (Centre des monuments nationaux)
- 1919 – Signature du traité de Versailles. (Larousse)
- 24 novembre 1929 – Décès à Paris. (Académie française)
Ce qui est confirmé et ce qui reste flou
Faits confirmés
- Clemenceau est né le 28 septembre 1841. (Académie française)
- Il a survécu à un attentat le 19 février 1919. (Centre des monuments nationaux)
- Il est enterré debout dans le cimetière familial de Mouchamps. (Département de la Vendée)
- Il a été président du Conseil de 1906‑1909 et de 1917‑1920. (Sénat)
Ce qui reste incertain
- Le mobile précis de l’attentat d’Émile Cottin reste discuté (anarchiste isolé ou action politique plus large). (Assemblée nationale – archives)
- Certaines anecdotes personnelles (par exemple sur son caractère) sont difficiles à vérifier.
Paroles de Clemenceau
« La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires. »
Georges Clemenceau, discours à la tribune, 1917
« L’Allemagne paiera tout. »
Georges Clemenceau, lors des négociations du traité de Versailles
La statue politique de Clemenceau dépasse de loin les seuls titres officiels. Derrière le « Tigre » se cache un homme complexe, médecin de formation, polémiste redoutable et patriote inflexible. Pour la mémoire collective, Clemenceau reste un modèle de ténacité : un homme qui a su mordre la guerre et la politique sans jamais lâcher prise.
Questions fréquentes
Où est enterré Georges Clemenceau ?
Il est enterré debout dans le cimetière familial du Colombier à Mouchamps, en Vendée.
Clemenceau a‑t‑il eu des enfants ?
Oui, il a eu deux enfants avec sa femme Mary Plummer, mais leur union s’est soldée par un divorce retentissant.
Pourquoi surnomme‑t‑on Clemenceau « Le Tigre » ?
Ce surnom vient de ses « coups de griffe » en politique et de son opposition virulente aux gouvernements.
Qui était Émile Cottin ?
Un jeune anarchiste de 22 ans qui tenta d’assassiner Clemenceau le 19 février 1919.
Quelle était la profession de Clemenceau avant la politique ?
Il était médecin, formé à Nantes et à Paris.
Clemenceau a‑t‑il participé à l’affaire Dreyfus ?
Oui, il fut un défenseur actif d’Alfred Dreyfus, publiant des articles et soutenant Zola.
Quel était le parti politique de Clemenceau ?
Il était membre du parti radical-socialiste, mais son indépendance d’esprit le rendait souvent inclassable.
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